La presse en a dit

Lavoir Moderne Parisien, août 2006 - La Manufacture, Avignon, juillet 2005

TT Trois comédiennes dont les voix se mêlent, racontent l’histoire de Zéphira, jeune femme africaine qui débarque dans un pays d’Europe dont les codes lui sont étrangers. […] Virginie Thirion a écrit ce texte veiné de poésie dans lequel elle reconstitue le parcours de cette femme qui connut l’horreur jusqu’à son terme, après avoir lu dans la rubrique des faits divers qu’une jeune émigrée sans papiers avait tué ses enfants. Mis en scène avec une rigueur chaleureuse par Régine Achille-Fould, ce spectacle auquel le joueur de djembé Mamadou Compaoré donne un parfum de mélopée est sans doute le plus prenant de cet été caniculaire. Joshka Schidlow, 16 août 2006, Telerama

[...] La mise en scène de Régine Achille-Fould, très juste dans sa simplicité, donne à cette parole étrangère qui ne peut pas se faire entendre une résonance particulière. [...] Les comédiennes, toutes trois magnifiques, nous entraînent sur le fil de sa vie et nous font découvrir une Zéphira certes anéantie, mais vivante, encore pleine de ressources et très proche de nous... Sitti Saïd Youssouf, octobre 2006, Afrique Asie

[...] On est frappé tout d’abord par la force et la beauté du texte de Virginie Thirion, par les qualités de voix et d’expression des trois comédiennes, enfin par la mise en scène à la fois sobre et colorée de Régine Achille-Fould. Ces trois éléments réunis en parfaite harmonie forment un ensemble et un spectacle dont la portée donne une valeur plus qu’emblématique à l’histoire de Zéphira. [...] Chaque jour, à midi, sur le plateau du théâtre de la Manufacture, trois belles comédiennes font retentir et se déployer une parole nécessaire au sein de laquelle vie et poésie se confondent. Il ne faut pas manquer de répondre à cet appel. Henri Lépine, 26 juillet 2005, ruedutheatre

[...] Une tragédie moderne poignante et bouleversante Dans un décor dépouillé fait de deux grandes toiles suspendues, trois femmes se succèdent, se renvoient la parole pour épouser les mots de Zéphira, pour tenter de souligner l’indicible. [...] Là, dans le noir, les sons des djembés de son pays natal résonnent et la délicate voix de Mamadou Compaoré, chanteur et musicien, chante les sillages de l’Afrique, la terre de l’enfance, les reins de sa mère. Dans un dénuement total, pieds nus, sans le moindre artifice, Evelyne Guimmara, Marie Walrafen et Catherine Tartarin disent le désespoir avec dignité et pudeur, sans jamais tomber dans le larmoyant, sans jamais trahir Zéphira, nous laissant anéantis par tant de souffrances. Fanny Largaud, le 29 juillet 2005, e-gazette du festival d’Avignon

[...] Evelyne Guimmara, Catherine Tartarin et Marie Walrafen sont admirables de dignité et d’émotion contenue. Régine Achille-Fould a réalisé un très beau travail. Vincent Cambier, Marseille l’Hebdo du 20 au 26 juillet 2005

Nous voyons trois femmes blanches, touchées comme dans leur propre histoire, nous raconter, chanter et danser l’histoire de Zéphira, une femme noire, fuyant la misère et les traditions de son pays pour aimer et vivre dans la clandestinité d’une ville d’Europe. [...] Inspiré d’un fait divers, c’est une histoire d’amour, d’abandon et de désespoir témoignée par des femmes, "du désir au désert". [...] Un thème fort traité avec une grande pudeur, magnifique ! Françoise Pastergue, 22 juillet 2005, La Marseillaise